Elle a commencé le coaching il y a bientôt dix ans, après le décès de son mari. Ce deuil lui avait fait perdre toute confiance en elle, et avec la confiance, l’équilibre.
À la maison, elle se déplaçait en se tenant aux murs. Son téléphone ne la quittait jamais, au cas où elle tomberait : la chute était devenue sa seule peur, et il lui arrivait de tomber. Dans ces conditions, pas question de parler de performance. La priorité était qu’elle se sente de nouveau en sécurité dans son propre corps.
Une séance par semaine pour reprendre pied
Nous avons commencé par une séance par semaine, chez elle, avec des exercices d’équilibre et de renforcement adaptés à sa forme du jour. Sans brûler les étapes : quand on a perdu confiance, chaque progrès doit être vécu comme une réussite, pour que la tête avance au même rythme que le corps.
C’est ma vision de la prévention des chutes personnes âgées : pas un programme tout fait, mais un travail patient, taillé sur mesure pour chaque adhérent.
2024 : rester debout au mariage de son petit-fils
En 2024, elle s’est fixé un objectif qui a tout changé : le mariage de son petit-fils. Elle voulait rester debout pendant toute la cérémonie.
Nous sommes alors passés à deux séances par semaine, en intensifiant les exercices de déséquilibre, un pilier de la prévention des chutes personnes âgées. Le principe peut surprendre : pour qu’un corps apprenne à se rattraper, on le place, en toute sécurité, dans de petites situations d’instabilité. Il développe ainsi des réflexes qui servent le jour où l’on trébuche, et le risque de chute diminue.
Le jour du mariage, elle est restée debout du début à la fin de la cérémonie. Pour elle, ce n’était pas une performance sportive, mais une immense victoire sur la peur. Ce jour-là m’a confirmé une chose : un objectif concret, chargé d’émotion, motive bien plus qu’une liste d’exercices.
Aujourd'hui : plus solide qu'à ses débuts
Depuis, nous avons gardé ces objectifs, et nous les avons même dépassés :
• Elle se lève seule d’une chaise, sans s’aider des mains. Un geste du quotidien qui demande une vraie force dans les jambes.
• Elle se relève seule de la position allongée. Nous travaillons ce geste sur une table de massage, pour qu’elle s’entraîne sans avoir à descendre au sol.
• Elle travaille contre résistance. Nous avons nettement renforcé ce travail, avec des exercices que bien des jeunes de 20 ans ne font pas.
Le résultat : elle tombe beaucoup moins qu’avant, et la peur ne dicte plus ses journées. Aujourd’hui encore, elle progresse beaucoup et garde confiance en elle.
La confiance, l'autre moitié du travail
S’il ne fallait retenir qu’une leçon de son parcours, ce serait celle-ci : en prévention des chutes personnes âgées, la tête compte autant que les jambes. Sa volonté, son envie et son goût de la progression ont fait toute la différence.
La peur de tomber pousse à moins bouger, et bouger moins affaiblit. En reprenant confiance, séance après séance, elle a brisé cet engrenage. C’est en pensant à elle que j’ai écrit cet article sur la prévention des chutes personnes âgées.

Prévention des chutes personnes âgées : ce que disent les chiffres
On imagine souvent qu’une chute, c’est « juste » une glissade malheureuse. Les chiffres racontent une autre histoire. D’après le dernier bulletin de Santé publique France, publié en mars 2026, 174 824 hospitalisations et 20 148 décès liés à une chute ont été recensés en 2024 chez les 65 ans et plus.
Le risque grimpe nettement avec l’âge : à partir de 85 ans, le taux d’hospitalisation pour chute est 8,6 fois plus élevé qu’entre 65 et 74 ans. Plus largement, environ un senior sur trois tombe chaque année après 65 ans, le plus souvent chez lui.
C’est pourquoi la prévention des chutes personnes âgées est devenue une priorité nationale, avec un plan antichute lancé par l’État en 2022. Car au-delà de la blessure, une chute marque souvent le début d’une perte de confiance et d’autonomie.
Pourquoi tombe-t-on plus facilement en vieillissant ?
Selon les gériatres, une chute résulte le plus souvent d’une combinaison de facteurs :
• Des jambes moins fortes. Avec l’âge et la sédentarité, cuisses et mollets s’affaiblissent. Or ce sont eux qui nous rattrapent quand on trébuche.
• Un équilibre moins réactif. La vue, l’oreille interne et la sensibilité des pieds renseignent moins bien le cerveau.
• Certains traitements. Somnifères, anxiolytiques ou médicaments contre la tension peuvent donner des vertiges. Parlez-en à votre médecin, sans arrêter un traitement de vous-même.
• Un logement piégé. Tapis, fils électriques, éclairage trop faible, salle de bain glissante.
• La peur de tomber. Une chute, ou un choc de vie comme un deuil, peut entamer la confiance. On bouge moins, le corps s’affaiblit, le risque augmente : un vrai cercle vicieux.
Bonne nouvelle : la plupart de ces facteurs se travaillent.
L'activité physique, le levier le plus efficace
Quand on parle de prévention des chutes personnes âgées, on pense d’abord aux tapis et aux barres d’appui. C’est utile, mais le levier le plus puissant reste le corps lui-même.
Une grande synthèse scientifique Cochrane, qui a rassemblé 108 essais et plus de 23 000 participants, montre que l’exercice physique réduit d’environ 23 % le nombre de fois où l’on tombe, chez les seniors vivant à domicile. Concrètement, là où un groupe de 1 000 seniors tomberait 850 fois en un an, l’exercice permettrait d’éviter environ 195 de ces accidents.
Les programmes les plus efficaces travaillent l’équilibre, dans la durée. L’Organisation mondiale de la santé recommande d’ailleurs aux plus de 65 ans de travailler l’équilibre et la force musculaire au moins trois jours par semaine.
C’est le cœur de mon travail : pas de salle de sport ni de machines, mais des exercices pensés pour votre salon, votre jardin ou votre escalier.
Prévention des chutes personnes âgées : 6 conseils efficaces
Voici les six réflexes que je travaille avec mes adhérents. Ils ne remplacent pas l’avis de votre médecin.
1. Travailler l’équilibre un peu chaque jour
Tenir sur un pied avec une main sur le dossier d’une chaise, marcher en posant le talon juste devant la pointe de l’autre pied, se retourner lentement : quelques minutes par jour suffisent à entretenir les réflexes. Toujours à côté d’un appui stable. Avec un coach, on peut ensuite aller plus loin grâce à des exercices de déséquilibre encadrés.
2. Renforcer les jambes
Le lever de chaise est l’exercice roi : se lever et se rasseoir lentement, sans l’aide des mains. C’est exactement le geste qui sert à monter une marche, à sortir de la voiture ou à se rattraper. Monter sur la pointe des pieds renforce aussi les mollets, essentiels pour la stabilité.

3. Marcher dehors, sur des terrains variés
Trottoir, herbe, chemin en légère pente : marcher en extérieur oblige le corps à s’adapter en permanence. C’est pour cela que, quand la météo le permet, une partie de mes séances se passe dehors plutôt qu’entre quatre murs.

4. Apprendre à se relever du sol
Rester longtemps au sol après une chute en aggrave les conséquences. On apprend donc le geste pas à pas, en sécurité : se tourner sur le côté, passer à quatre pattes, puis s’appuyer sur un meuble stable pour se redresser. Si descendre au sol est encore trop risqué, on s’entraîne d’abord depuis une table de massage ou un lit.
5. Sécuriser son logement
C’est le volet le plus connu de la prévention des chutes personnes âgées, et il reste indispensable. Retirez les tapis qui glissent, dégagez les passages, installez une veilleuse entre la chambre et les toilettes, ajoutez une barre d’appui dans la salle de bain et préférez des chaussures fermées aux chaussons ouverts.
6. Garder le rythme, avec un objectif qui motive
En prévention des chutes personnes âgées, la régularité est essentielle. Un deuil ou une période difficile fait vite baisser le niveau d’activité, et le corps peut perdre en quelques semaines ce qu’il a mis des mois à construire : dans ces moments-là, mieux vaut alléger les séances que les arrêter. Un objectif concret aide aussi à tenir dans la durée : un mariage, un voyage, une promenade jusqu’au village.
Pourquoi se faire accompagner par un coach à domicile ?
Un programme de prévention des chutes personnes âgées mené à domicile a un avantage qu’aucune salle de sport n’offrira : on travaille là où le risque existe vraiment. Votre escalier, votre salle de bain ou le chemin jusqu’à la boîte aux lettres deviennent des terrains d’entraînement.
En tant que coach sportif seniors à domicile, j’apporte un matériel léger et j’adapte chaque séance à votre forme du jour et à votre logement. Chaque accompagnement commence par un bilan complet, et un point est fait toutes les 10 séances pour suivre vos progrès.
Tarifs et crédit d’impôt : tout est détaillé sur la page de mes formules coaching sportif à domicile. J’interviens à Lacroix-Falgarde, Vigoulet-Auzil, Vieille-Toulouse, Pechbusque, Goyrans, Aureville, Pouvourville et Toulouse
FAQ – Prévention des chutes personnes âgées
Prévention des chutes personnes âgées : à partir de quel âge s’y mettre ?
Le plus tôt possible, idéalement avant la première chute. Dès 60 ou 65 ans, entretenir sa force et son équilibre est un vrai investissement. Mais il n’est jamais trop tard pour commencer.
Quels exercices pour éviter de tomber après 80 ans ?
Les exercices de base d’un programme de prévention des chutes personnes âgées sont simples : lever de chaise, équilibre sur un pied avec un appui, marche talon-pointe, montées sur la pointe des pieds et marche quotidienne. Au début, mieux vaut être encadré pour apprendre les bons gestes.
Prévention des chutes personnes âgées : combien de séances par semaine ?
L’idéal est de travailler l’équilibre et la force au moins trois fois par semaine. En pratique, une à deux séances encadrées, complétées par quelques minutes d’exercices et de marche les autres jours, donnent de bons résultats.
Que faire après une chute, même sans blessure ?
Parlez-en à votre médecin : tomber peut révéler un souci de tension, de vue, d’oreille interne ou un effet de traitement. Surtout, ne vous immobilisez pas par peur de retomber. Reprendre une activité adaptée, progressivement, reste le meilleur moyen de retrouver confiance.
La peur de tomber peut-elle se travailler ?
Oui, et c’est souvent la première étape. On commence par des exercices très sécurisés, puis on augmente la difficulté à mesure que la confiance revient. En prévention des chutes personnes âgées, la confiance se regagne comme la force : progressivement, avec de la régularité. Mon adhérente de 89 ans en est la preuve.
Est-il trop tard pour commencer à 85 ou 90 ans ?
Non, il n’y a pas d’âge limite en prévention des chutes personnes âgées. Les muscles et l’équilibre répondent à l’entraînement à tout âge, à condition d’adapter l’intensité. Le programme Otago, l’un des plus reconnus, a d’ailleurs été validé à domicile, y compris au-delà de 80 ans.
Comment aider un parent à ne pas tomber ?
En matière de prévention des chutes personnes âgées, l’entourage joue un rôle clé : repérer les signaux d’alerte (démarche hésitante, meubles utilisés comme appuis, sorties qui se raréfient), encourager à bouger plutôt que surprotéger, et aider à sécuriser le logement.
Le coaching seniors à domicile donne-t-il droit au crédit d’impôt ?
Oui. Domicil’ Coach’ In est agréé Service à la Personne : un accompagnement en prévention des chutes personnes âgées ouvre droit à 50 % de crédit d’impôt, déduit dès le paiement grâce à l’avance immédiate de l’URSSAF. Vous ne payez que la moitié du tarif de chaque séance.
En résumé
La prévention des chutes personnes âgées ne se résume pas à retirer des tapis. C’est un travail de fond, qui se construit séance après séance et s’entretient toute la vie. Mon adhérente de 89 ans l’illustre mieux que n’importe quelle statistique : elle qui se tenait aux murs se lève aujourd’hui d’une chaise sans les mains.
Vous souhaitez mettre en place une démarche de prévention des chutes personnes âgées pour vous ou pour un parent, à Lacroix-Falgarde, Vigoulet-Auzil, Vieille-Toulouse ou Toulouse ? La première séance d’essai est gratuite : contactez-moi, on en parle ensemble.
